Raison publique N° 11

1/ La chose publique - 2/ L’Oeil des séries. Sur les séries télévisées américaines


Date de parution : décembre 2009

Editeur : Presses de l’Université Paris-Sorbonne
Broché, 320 p.
ISBN : 978-2-84050-670-6
Prix : 14 euros

Numéro téléchargeable dans son intégralité, en cliquant ici

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La chose publique

Dossier coordonné par Solange Chavel

Parce que le terme de « république » fait partie du vocabulaire courant, son étymologie particulièrement intéressante se fait sans doute oublier : la république, c’est d’abord plus largement la « res publica », la chose publique. nous voici donc immédiatement renvoyés à la matérialité du pouvoir politique : la politique, saisie à travers cette expression, est d’abord un pouvoir d’organisation matérielle des choses et des êtres. Chaque conception de la politique, chaque débat public, ont alors pour enjeu cette matérialité créée par le pouvoir : quels objets sont publics, et quels objets sont privés ? quels assemblages sont créés et quels sont dénoués ? comment le pouvoir façonne-t-il l’espace ? C’est à observer de plus près la matérialité du pouvoir que nous invitent Bruno Latour, Oleg Kharkhordin et Quentin Skinner, au fil d’un parcours historique.

Reprenant l’expression à sa source latine, Oleg Kharkhordin propose une relecture érudite et nourrie de la « res publica » antique : il montre à la fois comment le droit romain, au fil de sa longue histoire, a donné forme à un espace public, mais il souligne aussi à quel point l’interprétation de la « res publica » romaine par les historiens contemporains est riche d’enjeux politiques.

Le pouvoir politique, cependant, n’est pas seulement metteur en scène des êtres et des choses : il est aussi metteur en scène de lui-même. C’est en se donnant un visage qu’il peut s’exercer. En invitant à regarder la curieuse machine proposée par l’abbé nicéron au milieu du XVIIe siècle, Bruno Latour introduit le thème d’un pouvoir politique dont l’efficacité même repose sur sa capacité de se présenter comme organisateur de la multitude. De même, Quentin Skinner nous invite à parcourir les éditions anglaises du xviie siècle pour voir à l’œuvre la mise en scène du pouvoir : des traductions de Tite-Live au Léviathan de Hobbes, les livres ouvrent un espace de représentation visuelle, miroir et outil du pouvoir tout à la fois. Dans les gravures qui ouvrent ces ouvrages se cherche le visage du bon ordre souverain, la traduction physique de la res publica idéale.

Sommaire

Solange Chavel, Introduction
Bruno Latour, "Voir le pouvoir. L’image composite de l’abbé Nicéron"
Oleg Kharkhordin, "Qu’est-ce que la "chose" de la res publica ?"
Quentin Skinner, "La res publica et sa matérialité chez Thomas Hobbes"


GRAND ANGLE
Saskia Sassen, "Ni mondial ni national : de nouveaux assemblages de territoires, d’autorités et de droits"


QUESTIONS PRÉSENTES
Caroline Guibet-Lafaye, "Éducation à la citoyenneté et parité de participation"
Speranta Dumitru, "Deux façons de mesurer la liberté de procréation"
Corine Pelluchon,["Pour une éthique de la vulnérabilité"


L’œil des séries. Sur les séries télévisées américaines

Dossier coordonné par Sylvie Servoise

Le succès des séries télévisées américaines n’est plus à prouver : plébiscitées depuis longtemps par le public, elles retiennent aussi de plus en plus l’attention des critiques et des chercheurs qui abordent le genre avec leurs propres outils d’analyse. Déjà à l’oeuvre depuis plusieurs années aux États-Unis, cette démarche est moins suivie en France et le présent dossier entend contribuer à la reconnaissance des séries en tant qu’oeuvres à part entière, susceptibles d’être interrogées à ce titre sous de multiples angles. Des sociologues, mais aussi des philosophes, des chercheurs en littérature et en cinéma prennent ici la parole pour nous dire que les séries, objets de la culture populaire, ne sont pas seulement un objet d’études pour téléspectateurs cultivés : elles constituent une expression, ou une forme, privilégiée de notre culture contemporaine.

L’article d’ouverture du dossier, rédigé par Solange Chavel, présente une vue d’ensemble des axes couverts par la critique américaine des séries télévisées. Car c’est bien des États-Unis qu’est parti ce phénomène et s’il convient de s’interroger sur les raisons de la réticence française à l’intégrer et le reconnaître – ce à quoi s’applique entre autres Martin Winckler dans l’entretien avec Sylvie Servoise – il est aussi légitime de voir dans les séries américaines un portrait en creux de l’Amérique : de certaines de ses pratiques (la justification de la torture qu’étudie Jean-Cassien Billier à partir de 24 heures chrono) ou d’un pan de son histoire socio-économique et culturelle (l’épanouissement de la société de consommation dans la série Mad Men analysée par Mathieu Rémy). À ceux qui accuseraient plus globalement les séries télévisuelles de se complaire dans la noirceur, la violence ou le macabre, les articles de Pierre Mercklé et Thomas Dollé (sur « La représentation et les usages des cadavres »), de Jean Samoki (consacré à Dexter) et de Séverine Barthes (dédié aux séries produites par Chris Carter) répondent par des analyses sur la réception des téléspectateurs, sur la « folie de la cohésion » qui anime un personnage de serial killer cherchant à relier fiction sociale et fiction identitaire, ou encore sur la tentative menée par un producteur de séries de dénoncer le délitement du lien social, voire de pallier celui‑ci, par la création d’une communauté de fans. Enfin, un dernier aspect des séries est abordé dans l’article de Sandra Laugier (autour de « l’éthique du care ») qui développe le dernier axe critique évoqué dans le texte liminaire de Solange Chavel : les séries, nouvelles « fabriques des sentiments privés », sont un médium privilégié de l’expression morale. Voir différemment les séries pour voir autrement le monde : c’est à cela qu’invite le présent dossier.

sommaire

Sylvie Servoise, Introduction
Solange Chavel, "Les séries télévisées : bref parcours à travers la littérature critique américaine"
Entretien avec Martin Winckler (par Sylvie Servoise), "La France et les États-Unis au miroir des séries"
Jean-Cassien Billier, "24 heures chrono ou comment justifier la torture"
Matthieu Rémy, "La compagnie des hommes"
Pierre Mercklé et Thomas Dollé, "Mort en séries : représentations et usages des cadavres dans la fiction télévisée contemporaine"
Jean-Marie Samocki, "La folie de la cohésion - sur la série Dexter"
Séverine Barthes, "Chris Carter paranoïaque ? Le complexe sémantique de la perte comme vecteur herméneutique et créatif"
Sandra Laugier, "Les séries télévisées : éthique du care et adresse au public"


CRITIQUES
Marie Garrau, "L’épreuve de la vulnérabilité. À propos de Corine Pelluchon, L’Autonomie brisée. Bioéthique et philosophie"
Geoffroy Lauvau, "Schmitt et le théologico-politique. À propos de Tristan Storm, Carl Schmitt et le marcionisme"
Damien Clerget, "Une relecture de la modernité politique. À propos de Bruno Bernardi, Le Principe d’obligation"
Philippe Descamps, "L’expérience dans la philosophie transcendantale. À propos de Valérie Kokoszka, La Méditation de l’expérience"
Nicola Riva, "L’Histoire de la philosophie politique selon Rawls. À propos de John Rawls, Leçons de philosophie politique"

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