Catherine Audard

Qu’est-ce que le libéralisme ? Éthique, politique, société

Une critique de Naël Desaldeleer

Thèmes : libéralisme

Date de parution : 2 février 2010

Editeur : Gallimard
Collection : Folio Essais
ISBN : 978-2070349739
Nb. de pages : 843 pages
Prix : 9,70 euros

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« Le libéralisme contemporain semble être à la fois omniprésent et introuvable » [1]. Aujourd’hui triomphant comme politique économique mais largement remis en question comme force politique, le libéralisme constitue pour nous un objet problématique. Que penser lorsque l’on considère à la fois la « philosophie libérale », qui défend la liberté de l’individu, les « partis politiques libéraux », avec la polysémie bien connue de ce terme entre les espaces politiques anglophones et français, et « l’économie libérale » qui apparaît comme inséparable du capitalisme et de la mondialisation ? C’est à partir de ce constat que Catherine Audard se demande si « libéralisme » n’est que le nom d’un monstre, informe à force d’être protéiforme. Ce que l’on désigne habituellement par « libéral » est si confus, renfermant tant de différences, que l’on peut en arriver à s’interroger : doit-on exclure certains de ces sens au profit de certains autres ? Existe-t-il quelque chose que nous puissions à juste titre appeler le « libéralisme », ou n’est-ce là qu’une coquille vide, un « abus de langage » ? Pour le comprendre, Audard se propose de suivre l’histoire de ce que nous avons appelé « libéral ». Il apparaîtra alors que, malgré de nombreuses métamorphoses, nous puissions identifier une unité autour de la défense constante de certains principes, proprement libéraux. Mais l’ouvrage de Catherine Audard n’est pas uniquement animé de ce désir d’explication intellectuelle. C’est aussi un travail inquiet sur la survie de ces idées. Alors que depuis sa naissance au XVIIème siècle, le libéralisme n’avait cessé de gagner en influence, le XXème siècle lui a retiré sa place dominante en tant que force politique. Le libéralisme a été réduit à un mouvement intellectuel, de plus en plus décrié. À tel point qu’aujourd’hui il ne semble nulle part en odeur de sainteté. S’en réclamer est même risqué, jusque dans l’espace politique américain [2]. Il peut sembler paradoxal, dans le cadre de la philosophie politique actuelle, de terminer l’introduction d’un ouvrage sur le libéralisme en proposant comme horizon l’évaluation de ses « chances de survie », tant il est incontestablement une de nos références majeures. Toutefois Audard montre que la question se pose réellement : si le libéralisme a joué un rôle majeur dans la constitution de la modernité, aujourd’hui où nous ne serions plus modernes mais « postmodernes », le temps du libéralisme ne serait-il pas passé ?

La thèse d’Audard est donc double. D’une part, elle entend prouver l’existence d’un ensemble cohérent d’idées que l’on peut nommer « libéralisme ». Au cours de ses trois siècles d’existence, le libéralisme a évolué avec les conditions historiques, ce qui explique ses différentes formes, du libéralisme classique au néolibéralisme de la fin du XXème siècle, en passant par le « nouveau libéralisme » du début du XXème siècle. Mais d’autre part, il ne s’est pas désagrégé pour autant, et ce constat permet de comprendre sa véritable force potentielle pour le débat actuel. Cet objectif s’exprime dans la structure de l’ouvrage : les trois premiers chapitres présentent la constitution du paradigme du libéralisme classique aux XVIIème et XVIIIème siècles, tandis que les trois chapitres suivant expliquent comment le libéralisme a fait face aux nouvelles problématiques, liées à l’explosion du social dans le domaine politique, au cours du XXème siècle. Enfin, les quatre derniers chapitres mettent en rapport les questionnements contemporains avec cet invariant libéral identifié dans les deux premières parties, et montrent comment l’évolution du libéralisme lui permet aujourd’hui encore de pouvoir proposer des idées pertinentes.

Pour comprendre les transformations de cette pensée, Audard s’appuie sur les travaux de Michael Freeden [3], qui analysent la structure des champs idéologiques. Freeden propose de distinguer différents types de concepts, d’importance variable. Ainsi, les champs idéologiques se définissent d’abord par des concepts-clés, constitutifs de leur identité, auxquels s’ajoutent des concepts adjacents, issus de rapprochements logiques ou de réponses aux circonstances historiques. Enfin, des concepts périphériques, souvent empruntés aux autres idéologies, contribuent à rendre les frontières floues. Ainsi toute idéologie politique est, en grande partie, relationnelle. Si son noyau reste stable, les concepts adjacents et périphériques représentent une source de modifications et de confusions possibles. Il importe donc d’abord d’identifier les concepts-clés, seuls éléments fixes permettant de différencier ce qui respecte une idéologie ou non. En appliquant cette analyse méta-théorique, Audard en vient à la conclusion qu’il n’y a pas trois objets distincts – une théorie purement intellectuelle, un discours politique, une politique effective ou un type de raisonnement économique – se réclamant du nom de libéralisme. C’est là le sens du sous-titre de l’ouvrage. Le véritable « libéralisme » les comprend tous et ne saurait se réduire à un seul de ces aspects : c’est une théorie éthique, qui s’incarne en politique, et qui se développe en programmes d’actions sociales et économiques. Audard identifie comme concept-clé du libéralisme celui de souveraineté individuelle, selon lequel « il n’existe pas de subordination naturelle des êtres humains et chaque individu est souverain et libre de décider pour lui-même face à toutes les autorités. (...) Cette souveraineté illimitée est fondée sur une conception de la nature humaine qui est individuée avant d’être sociale » [4]. Il implique donc deux principes fondamentaux, la liberté et l’égale dignité des personnes, et repose sur une affirmation essentielle d’individualiste. Mais notre auteur prend soin de bien distinguer deux types d’individualisme. Il existe un individualisme méthodologique, descriptif et atomiste, que l’on trouve par exemple chez Hobbes, et qu’il ne faut pas confondre avec l’individualisme éthique et normatif de Locke. Seul le second appartient à la tradition libérale, et c’est dans cette confusion que réside la source de la critique triviale du libéralisme comme individualisme égoïste. Selon cette deuxième tradition, le sujet est désubstantialisé et l’individualisme libéral, sous l’influence du sentimentalisme de Hutcheson et Shaftesbury, ainsi que des Lumières Écossaises de Hume et Adam Smith, se définit comme individualisme moral et relationnel. On en trouve la forme aboutie chez John Stuart Mill. Contre une idée fréquemment répandue, Audard explique que le libéralisme ne défend pas un individu asocial ; bien que la nature de l’individu soit en droit présociale, le libéralisme est fondé sur une thèse qui fait de la nature humaine un concept normatif, moral et politique. Il pose un nouveau rapport à soi et à autrui, fondé sur le droit de propriété, dans le cadre d’un sujet juridicisé, mais dont l’identité est toujours relationnelle.

Le respect de la souveraineté individuelle passe alors par l’autonomie de la société civile et par l’état de droit. En effet, rendre possible cette « souveraineté illimitée » de l’individu nécessite une souveraineté limitée de l’état. Le libéralisme se définit donc comme une volonté de résistance au pouvoir politique, s’exprimant dans la constitution d’un espace différent de l’État où placer la liberté des individus : la société civile. C’est ce que Catherine Audard décrit comme la « liberté des Modernes », selon laquelle l’ordre social est avant tout non-intentionnel et où la coopération résulte d’une « passion compensatrice » inspirée de Hume, créant un effet similaire à la « main invisible » de Smith. La société se définit alors comme ordre spontané, et toute contrainte par l’État serait contraire à son bon fonctionnement. Cela ne signifie pas pour autant que l’État se voit refuser tout rôle. Audard insiste sur ce point : le libéralisme n’est pas un anarchisme, bien qu’il existe une tradition anarcho-libérale, qui s’exprime parfois dans le libertarisme. La solution libérale repose sur l’intuition, centrale selon l’auteur, de la distinction entre la loi du législateur et la loi supra-juridique, que l’on retrouve dans le principe du constitutionnalisme. Il existe des lois qui fixent la structure des rapports entre société et État, et auxquelles l’État lui-même, pourtant source des lois civiles, se plie. En étudiant l’histoire de ces droits constitutionnels, ou « Common Laws », depuis la Magna Carta jusqu’aux Déclarations du XXème siècle, Audard montre comment le libéralisme a pu fonder ce paradoxe de l’État protecteur de la liberté. Elle suit ainsi la formation du paradigme du libéralisme classique, et le développement de son influence, jusqu’à ce qu’il devienne la force politique majeure de la fin du XIXème siècle.

Mais la seconde révolution industrielle ouvre une nouvelle ère. Les circonstances historiques transforment les termes des questions les plus pressantes. La critique du libéralisme se fait de plus en plus vive, car il apparaît clairement qu’il sous-estime la nature sociale des intérêts individuels. Le libéralisme classique comporte en réalité un élément aristocratique : il défend une égalité formelle et justifie les inégalités sociales. Or, à l’âge de la montée en puissance politique de l’ouvrier, ce discours devient de moins en moins attirant face au rival socialiste. Le libéralisme est obligé de changer de forme : de position politique dominante, il devient un mouvement d’idées. Il présente alors de multiples visages, de la théorie du laissez-faire à l’acceptation de l’autorité régulatrice de l’État. C’est de cette remise en question qu’émerge le « nouveau libéralisme ». Selon Audard, on en trouve la meilleure représentation chez Keynes, qui associe libéralisme économique et interventionnisme étatique. Le nouveau libéralisme insiste sur la sociabilité de l’individu et tente de réconcilier libéralisme et démocratie, pour répondre aux manques du libéralisme classique. Il s’associe alors avec les théories welfaristes, défendant l’État-providence. Audard montre pourquoi nous pouvons en parler comme d’un « libéralisme social ». Il est d’abord bien un libéralisme, car seule une représentation erronée du libéralisme le conçoit comme absolument opposé à l’État. Le libéralisme classique lui-même reconnaissait l’importance du rôle de l’État comme protecteur de la liberté. Ensuite, il ne s’agit pas d’un « socialisme libéral », car il est bien fondé sur la souveraineté individuelle, typiquement libérale, quand un « socialisme libéral » donnerait la priorité au groupe sur l’individu. En reprenant les termes de Freeden, nous pouvons voir ici comment s’introduit un nouveau concept adjacent : l’égalité comme égalité réelle des chances.

Cependant, la solution proposée par le « nouveau libéralisme » ne parvient pas à se maintenir. Lié à la théorie de l’État-providence, il s’écroule avec lui. Emporté par la crise des années 1970 et la fin des Trente Glorieuses, il devient évident que sa promesse selon laquelle l’intervention de l’État-providence dans l’économie permettrait la prospérité de tous ne faisait que masquer la véritable cause de la prospérité économique : la reconstruction de la Seconde Guerre Mondiale. De cette remise en question profonde surgissent deux retours proclamés au libéralisme classique, mais contraires. Tout d’abord, dans la lignée de Hayek, la critique néolibérale se réclame à nouveau de la souveraineté individuelle pour attaquer l’interventionnisme étatique. La planification est épistémiquement impossible, et pratiquement inefficace. Cependant, il faut distinguer différentes versions de cet argument. Selon Audard, le néolibéralisme à proprement parler n’est que celui de Hayek, qui influence ensuite le libertarisme d’un Nozick, posant la liberté individuelle comme un absolu. Mais il ne faut pas les confondre avec l’ultralibéralisme d’un Milton Friedman, ou ce que les gouvernements Thatcher et Reagan ont appelé « néolibéralisme ». Ces deux cas abandonnent la liberté individuelle comme principe central, pour ne conserver de la tradition libérale que la défense de la liberté économique dans la société civile. Si cet élément est compatible avec le libéralisme lorsqu’il est rattaché au concept-clé, il ne l’est plus lorsque l’on fait de la liberté du marché un véritable dogme, comme Friedman, Thatcher et Reagan. Ce ne sont donc plus des libéralismes, malgré le nom dont ils se parent, mais de véritables trahisons de l’idéal libéral. La seconde réponse à cette crise est la philosophie de Rawls, qui assume à la fois l’héritage du libéralisme classique et du nouveau libéralisme. Mais il critique également leurs insuffisances sur la question des inégalités sociales, ainsi que la citoyenneté passive dont ils ont permis le développement. Réaffirmant la priorité de la justice et l’égale dignité des citoyens, Rawls se place clairement dans la lignée du libéralisme classique, mais critique l’utilitarisme présent dans le welfarisme de l’État-providence dont le nouveau libéralisme s’était accommodé. Rawls développe une théorie à la fois anti-utilitariste, procédurale, égalitariste et républicaine, qui distingue les inégalités injustes des inégalités nécessaires mais améliorant le sort de tous, et surtout celui des plus mal lotis. Là où le nouveau libéralisme a péché par économisme, Rawls rappelle les aspects proprement politiques du bien-être, modifiant ainsi le libéralisme classique en libéralisme démocratique. En développant l’idée de raison publique, Rawls rencontre les théories de Habermas sur l’éthique de la discussion, et ouvre un espace où déployer cette liberté individuelle réelle envisagée depuis le XVIIème siècle. On comprend alors pourquoi, dans la vision d’Audard, il peut être présenté comme la réalisation de l’effort originel du nouveau libéralisme, et donc de l’adaptation du libéralisme classique aux termes du XXème siècle.

Qu’est-ce que le libéralisme ? s’attaque à une tâche fort ardue, et parvient à mettre en valeur la continuité de la tradition libérale, en signalant les courants qui se sont indûment emparés de ce nom. Si la pensée libérale a bel et bien « inventé l’idiome moral de la politique moderne » [5], en exprimant la nouvelle conception de la liberté qui s’est ensuite imposée, il continue pourtant d’être une force active : conformément à son projet initial, Catherine Audard réussit donc à mettre en lumière la « stabilité structurale » du libéralisme, allant pourtant de pair avec une « flexibilité diachronique » [6], source des confusions dénoncées dans l’ouvrage. Elle montre comment, contrairement aux idées reçues, le libéralisme n’est pas opposé au social, et que toute son histoire illustre la tentative de résolution de cette tension initiale. Alors que le libéralisme classique propose une égalité formelle, et s’ancre dans un terreau aristocratique, le libéralisme du XXème siècle adapte le concept-clé de souveraineté individuelle aux concepts adjacents d’État, d’égalité, de bien commun et de démocratie. Audard opère donc une véritable réorientation de la compréhension ordinaire du champ libéral, non centré sur l’économie. Ce point est implicite dans le sous-titre : la « société » représente l’investissement par la pensée libérale des domaines du social et de l’économie ; mais pour bien marquer sa différence avec l’erreur habituellement commise, Audard ne met pas l’aspect économique au premier plan. Le cœur du libéralisme est normatif : il est à chercher dans l’éthique. Plus encore, la réorientation n’est pas seulement négative, mais également positive. Il ne s’agit pas seulement de purger le libéralisme de l’ultralibéralisme, mais aussi de réorienter la tradition libérale un peu à contre-courant des façons habituelles : à partir des développements du « nouveau libéralisme », qui est un libéralisme social, le libéralisme contemporain se situerait plutôt comme une pensée de gauche, si l’on devait utiliser les repères de la vie politique française. C’est le sens de la position centrale donnée à Rawls, qui offre la version la plus aboutie de résolution de la tension aristocratique et de l’insuffisance du libéralisme classique face aux problèmes des inégalités sociales. Mais Audard ne commet pas l’erreur de s’arrêter à cette conception figée du libéralisme : la théorie de Rawls occupe une place centrale, sans être le point d’arrêt du mouvement d’adaptation du libéralisme. Ainsi, la présentation de la prégnance du libéralisme actuel face aux problèmes contemporains, qui conclut l’ouvrage, montre que le dialogue avec cette pensée, à partir de la synthèse du libéralisme démocratique rawlsien, est toujours aussi vivace, que ce soit par rapport à la question de la place de la solidarité, nationale comme internationale, du communautarisme, de la tolérance religieuse et de la question de la neutralité, des crises de la démocratie élective et des promesses de la théorie de la démocratie délibérative. Audard indique le chemin parcouru tout comme le chemin à parcourir.

Deux critiques principales peuvent néanmoins être adressées à cette importante contribution. Tout d’abord, nous pourrions souligner un certain optimisme d’Audard. Bien qu’il lui arrive de remarquer les failles du paradigme libéral, au fur et à mesure de l’ouvrage, cet aspect se fait plus discret. Si la théorie rawlsienne s’attaque à la réconciliation du libéralisme et du social, cela ne signifie pas pour autant que les présupposés du libéralisme sur la nature humaine sont fondés. Audard réfute la critique du libéralisme comme utopie, et pourtant, elle parle toujours, au détour d’une phrase de sa conclusion, d’un « pari » libéral [7]. On peut alors se demander si la mise en valeur de la continuité libérale autour du concept-clé identifié ne provoque pas l’éclipse partielle de la continuité de certaines failles, qui ont été des axes moins centraux de l’évolution libérale. En outre, tout au long de cet ouvrage, Audard revient fréquemment à la distinction entre deux types de libéralismes, moniste et pluraliste. Le premier serait l’expression de la pensée rationaliste arrogante des Lumières : il existe une rationalité qu’il est dans le plus grand avantage de tous de suivre. À l’opposé, le libéralisme pluraliste se montre plus tolérant et reconnaît la diversité irréductible de l’humain. Parfois ces deux types s’incarnent de façons plus précises, dans les formes du « libéralisme du bonheur », intimement lié à l’utilitarisme, et le « libéralisme de la liberté » [8]. Selon le libéralisme du bonheur, le bonheur est le bien premier. Il peut alors être libéral, lorsqu’il comprend la liberté comme un moyen nécessaire. Le libéralisme de la liberté, quant à lui, conserve la liberté individuelle comme objectif primordial. Plus l’ouvrage avance, et plus le trait est clair : seul le libéralisme de la liberté est véritablement libéral. C’est d’ailleurs la conclusion d’Audard : le libéralisme est par essence pluraliste, comme le montrent les inflexions qu’il a prises tout au cours du XXème siècle, jusqu’aux « penseurs de la guerre froide », Berlin, Popper et Aron et à la philosophie de Rawls. Mais dans ce cas, pourquoi continuer à en parler comme de « libéralismes » ? Si la thèse principale est claire, qui montre le chemin continu parcouru de Locke et Mill jusqu’à Rawls et aux développements actuels, on peut regretter que la dénonciation de ces abus de langage ne soit pas plus marquée. Bien que la conclusion de l’ouvrage reconnaisse la nécessité de parler de plusieurs « libéralismes », le but est de montrer l’existence d’une tradition continue, et pertinente. Parler du « libéralisme » n’est pas un abus de langage, au sens général, mais la défense de cette position amène peut-être Audard à ne pas appuyer assez sur les abus de langage particuliers que sont le « libéralisme du bonheur » et plus généralement tout « libéralisme moniste ».

Une critique de Naël Desaldeleer

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Pour citer cet article :

Notes

[1] Qu’est-ce que le libéralisme ?, p. 18.

[2] Audard fait ainsi plusieurs fois référence à Hillary Clinton qui, pendant la campagne présidentielle de 2008 trouva plus prudent de refuser cette appellation de « libéral » pour celle de « progressiste », quand B.Obama pris ce risque. Op. cit. p.349, ainsi que note 39 p.774.

[3] Et plus précisément sur Ideologies and Political Theory, Oxford, Oxford University Press, 1996.

[4] Qu’est-ce que le libéralisme ?, op. cit., p. 29.

[5] Ibid., p. 25.

[6] Ibid., p. 333-334.

[7] Ibid., p. 731.

[8] Audard emprunte ces formules à Rawls, Leçons sur la philosophie de l’histoire, Paris, La Découverte, 2002.

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