Vient de paraître

Pourquoi Balibar ?

samedi 31 janvier 2015, par Patrick Savidan

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Présentation complète sur le site de Raison publique et sur le site de l’éditeur les Presses de l’université de Rennes.

Depuis des décennies, Étienne Balibar s’est engagé dans une pensée du cosmopolitisme, de l’Europe, de ses liens avec l’Amérique et les Amériques, mais aussi dans une réflexion sur les frontières comme sur la citoyenneté de ceux qui les traversent ou bien se trouvent empêchés de les traverser. En outre, il compte parmi les « passeurs » les plus actifs d’idées et de débats entre la France et les États-Unis dans le champ de la philosophie et de ses croisements avec la politique et les sciences humaines. Avec la publication de quatre livres importants depuis 2010 (Violence et civilité, La Proposition de l’égaliberté, Citoyen sujet et Saeculum), il apparaît aujourd’hui comme l’un des philosophes les plus stimulants et les plus lus, en France et ailleurs. Réuni autour de son œuvre par l’intérêt qu’ils lui portent, un groupe de philosophes et de politologues issus de différents pays (Belgique, États- Unis, France, Portugal, Suisse) se propose d’expliquer pourquoi elle est importante pour le traitement de certains problèmes, ce qu’elle leur apporte, et ce que chacun en fait dans son propre travail et par rapport à ses propres questions. Centré sur les ouvrages récents d’Etienne Balibar, ce numéro rassemble des contributions sur des sujets aussi divers et cruciaux que la violence et la guerre, la nation, le post-colonialisme et le cosmopolitisme, la démocratie et les droits de l’homme, le théologico-politique, l’anthropologie et l’insurrection, l’Europe, les frontières, l’immigration et les identités. Ce volume est accompagné de la publication numérique sur le site de Raison publique d’une mosaïque de réponses à la question "Pourquoi Balibar ?" par des philosophes de divers pays et traditions de pensée.

Par ailleurs, on pourra également lire, dans la rubrique "questions présentes", des réflexions consacrées à la question de l’autorité, par le psychanalyste Jacques Arènes, à la notion de récit chez Hannah Arendt, par la philosophe Hedwige Marzolf, à l’amour et à son impact sur les questions de justice sociale, avec le philosophe Roberto Merrill, et à la figure du peuple dans la littérature par le sociologue Federico Tarragoni.

Au chapitre des critiques, on retrouvera, sous la plume de Jean-Baptiste Mathieu, une discussion du livre de Hélène Dumas, Le Génocide au village. Le massacre des Tutsi au Rwanda (Paris, Le Seuil, coll. « L’univers historique », 2014) et, sous celle de Canela LLecha Llop, une analyse du collectif dirigé par Carlo Umberto Arcuri & Andréas Pfersmann, L’interprétation politique des œuvres littéraires (Paris, Kimé, 2014).

Et comme d’habitude, on ne trouvera cette nouvelle et belle livraison que dans les vraiment très bonnes librairies...

Sommaire du numéro

Pourquoi Balibar ?
Dossier dirigé par Marie Gaille, Justine Lacroix et Diogo Sardinha

Marie Gaille, Justine Lacroix et Diogo Sardinha, Introduction
Souleymane Bachir Diagne, Penser l’universel avec Étienne Balibar
Louis Carré, Violence, institutions, « politique de la civilité »
Martin Deleixhe et Justine Lacroix, Aux bords de la démocratie
Marie Gaille, Corps, santé, vie et mort dans la décision médicale : un « chantier » pour la démocratie
Diogo Sardinha, La contribution d’Étienne Balibar à une anthropologie sans métaphysique
Tristan Storme, Le retour du complexe théologico-politique
Étienne Tassin, La traversée des frontières. L’Europe entre identités et migrations

Mini portraits en ligne, par : Judith Butler, Philippe Büttgen, Nestor Capdevila, Fortunato Maria Cacciatore, Catherine Coliot-Thélène, Filippo Del Lucchese, Vincent Descombes, James D. Ingram, Bruno Karsenti, Jean-François Kervégan, Giacomo Marramao, Vittorio Morfino, Toni Negri, Kalypso Nicolaïdis, Soraya Nour-Skell, Sergio Pérez Cortés, Pascal Sévérac, Yves Sintomer et Frieder Otto Wolf.

Dans ce numéro, on pourra également lire :

Questions présentes

Jacques Arenes, Quand se font, et se défont, les autorités
Hedwig Marzolf, Écrire sa vie. L’Équivoque de la « philosophie du conter » de Hannah Arendt
Roberto Merrill, L’amour comme émotion morale ? Partialité parentale et égalité des chances
Federico Tarragoni, Le peuple spectateur et l’émancipation démocratique : sur la sensibilité populiste en littérature

Critiques

Canela Llecha Llop, Pour une politique de l’interprétation littéraire Jean-Baptiste Mathieu, La mort est mon voisin

Bonnes lectures !

par Patrick Savidan

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