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Théories du complot ou théories globales : tracé d’une frontière épistémologique

mercredi 9 mars 2016, par Arnaud Rosset

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Article initialement paru dans Raison publique, n° 16, printemps 2012.

En passant du statut de simple objet d’étude des sciences humaines et sociales à celui d’expression commune du langage médiatique, la notion de « théorie du complot » n’a pas seulement bénéficié d’une célébrité inédite ; elle a aussi connu un élargissement ambigu de sa fonction. Ainsi, la fréquence de son usage a-t-elle fini par la transformer en argument rhétorique et il est aujourd’hui devenu commode d’accuser ses adversaires d’entretenir une vision conspirationniste des événements pour les discréditer. La généralisation de ce type d’attaque ne se borne d’ailleurs plus au domaine du débat politique ou idéologique puisque des pensées philosophiques, historiques ou sociologiques prestigieuses (celles de Karl Marx, Friedrich Nietzsche, Pierre Bourdieu ou Michel Foucault par exemple) peuvent être accusées d’avoir en partie cédé à ce type d’approche. Mais cet usage stigmatisant invite en retour au questionnement : l’extension récente de l’expression « théorie du complot » ne devient-elle pas contre-productive, d’une part en ce qu’elle introduit le doute sur toute forme de pensée du soupçon, d’autre part en ce qu’elle ne repose pas sur une frontière épistémologique suffisamment claire pour être opportune ?

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par Arnaud Rosset

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