Robespierre au cinéma

jeudi 31 mars 2016, par Antoine de Baecque

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Article paru initialement dans Raison publique, n° 16, printemps 2012.

Dès thermidor an II, au moment où il meurt sous le fer de la guillotine, un récit de Robespierre s’est reconstitué, s’émancipant de la personne pour forger un personnage fait de réputations et d’images, projections qui éclairent l’ensemble des tableaux où il sera ensuite resitué, suivant qu’il est vu comme un tyran, un être froid et sanguinaire, ou au contraire comme l’incarnation politique de la vertu républicaine. La lumière fossile de Robespierre brille dès sa disparition, et luit encore. Depuis ses débuts, le cinéma l’a souvent captée : à travers Robes- pierre, c’est aussi la Révolution – et plus particulièrement la Ie République, celle de l’an II, de la Terreur à l’ordre du jour – qui peut nous toucher de nos jours. Comme si les sentiments politiques, exaltés par la vertu républicaine, exacerbés par l’état d’exception, prenaient un tour nouveau, et gagnaient parfois via la figure de Robespierre ce qui nous manque tant quand nous parlons aujourd’hui de politique : l’émotion poétique.

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par Antoine de Baecque

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