Quelles vies pour les corps irradiés ? Désorientation et résistance après l’accident nucléaire de Fukushima

En juillet 2014, une bande dessinée intitulée Oishinbô publiée hebdomadairement dans la revue Jump, qui évoquait le saignement de nez d’un journaliste parti enquêter dans la ville de Fukushima, s’est trouvée centre d’un débat animé. Si actuellement, il n’en reste rien, sinon une impression de confusion dans le débat autour d’une œuvre de fiction, demeure la douloureuse question des traces d’irradiation sur les corps des personnes vivant dans la zone de Fukushima.

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Le paradigme des capabilités face aux situations de désastre

Jürgen Grünwald

Cette contribution interroge les outils conceptuels et langagiers dont nous disposons face aux catastrophes. Dans des situations telles que celles qui sont évoquées dans ce volume – désastre nucléaire de Fukushima, sida, après-catastrophe Katrina – les mots dont nous disposons sont essentiels : parce qu’ils attribuent blâme, excuses, responsabilités, revendications de droit, les mots et concepts théoriques nous permettent d’exprimer une réaction politique à l’événement.

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L’apport d’une sociologie des attachements pour penser la catastrophe environnementale

Cet article propose de réévaluer l’importance de manières « ordinaires » de « tenir à l’environnement » en montrant que cette réévaluation permet de mieux saisir les enjeux de la réparation d’une catastrophe environnementale. Il analyse ces modes ordinaires de tenir à l’environnement comme autant de manières de « s’engager avec ce qui environne » sur une base de proximité, en particulier par les processus privilégiés de familiarisation et habituation.

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Le triage social et les limites du care : penser la catastrophe, le care et les capabilités à travers l’exemple de Katrina

Il peut sembler aller de soi que la question de la catastrophe est inséparablement liée à des préoccupations éthiques ; pourtant, même dans les dernières décennies, il n’en allait pas ainsi. Plus récemment, l’anthropologie morale, à propos de situations de catastrophe, de pauvreté chronique et de violence politique, a montré comment une éthique ordinaire et des compétences morales invisibles se révélaient dans des moments de rupture et de destruction.

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De la vulnérabilité à la résilience, réflexions sur la protection en cas de désastre extrême. Le cas des la gestion des conséquences de l’explosion d’une centrale nucléraire à Fukushima

L’explosion de la centrale nucléaire de Tepco Dai ichi à Fukushima en mars 2011 a été l’occasion de mettre en avant de l’actualité scientifique quelques concepts longtemps négligés, dont celui de résilience. Si l’utilisation psychanalytique de cette notion, qu’il s’agisse de la résilience neuronale, affective, psychologique ou sociale, s’attache à la faculté d’un individu à surmonter un trop grand isolement momentané ou un traumatisme quelqu’en soit la nature, elle est l’objet d’un abus épistémologique dans l’utilisation qu’en ont fait les autres domaines de la recherche.

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