La Longue Nuit d’Ernst Bornstein : les Juifs dans les camps de travail nazis

Survivant de sept camps de concentration, Ernst-Israël Bornstein retrace, vingt-deux ans après les faits, son parcours entre sa ville natale de Zawiercie, où l’invasion allemande l’a surpris le 4 septembre 1939, et le lac de Starnberg près de Munich où, le 30 avril 1945, son convoi a été libéré par l’armée américaine. Source précieuse – certains de ces lieux étant restés en marge des travaux des grands historiens de la

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Relire l’un des premiers témoins de la Shoah : Ernst Israël Bornstein

Cinquante ans après sa publication originale en 1967, le témoignage d’Ernst Israël Bornstein La longue nuit est enfin disponible en français, dans la traduction de Colin Reingewirtz, aux éditions Hermann. L’auteur, médecin dentiste juif d’origine polonaise ayant vécu en Allemagne après la guerre, a écrit son témoignage de déportation Die lange Nacht dans les années 1950, sur exhortation d’un de ses professeurs d’université, Max Mikorey, qui en a écrit la

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Entretien avec Noémie Lopian : “La Longue Nuit” en héritage

Noémie Lopian est la fille du Dr Ernst Israel Bornstein et de Renée Bornstein, survivants de l’Holocauste. Elle a vécu en Allemagne jusqu’à l’âge de 13 ans, avant de s’installer à Manchester, en Angleterre. Elle a obtenu son diplôme de médecin généraliste et, depuis quelques années, elle se consacre à l’éducation et à la commémoration de l’Holocauste, perpétuant ainsi l’héritage de ses parents. Noémie Lopian a passé trois ans à traduire le livre de son père Ernst Die Lange Nacht, de l’allemand, à l’anglais, The Long Night (The Toby Press : 2016). Elle répond aux questions de Sylvie Servoise.

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Exil et héritage : l’enfance et la mémoire de la Shoah dans les romans de Nicole Krauss, L’Histoire de l’amour et La grande Maison.

Pour Clélie Millner, les deux romans de Nicole Krauss désignent leur auteure comme héritière et les romans eux-mêmes comme de possibles palimpsestes : les fictions prétendent humblement à la transmission d’un texte fantôme, inaccessible, qu’elles aident pourtant à se représenter.

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L’enfant comme réceptacle et véhicule du « choc » de la guerre au cinéma

La figure de l’enfant est celle qui exprime le mieux le processus d’accoutumance aux chocs, en particulier de la guerre, qu’offre le cinéma à ses spectateurs et qu’ils réclament. Car la guerre est pour l’enfant le processus d’acclimatation aux chocs de l’existence poussé à son paroxysme. Une analyse de Stanislas de Courville.

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« Le regard de l’enfant sur la guerre : une stratégie d’écriture dans Le sentier des nids d’araignée d’Italo Calvino et Être sans destin d’Imre Kertész »

Pour Sylvie Servoise, Calvino et Kertész font le choix de partir d’un horizon d’attente déterminé – ce que l’on sait, ou croit savoir, de l’enfant, et de l’enfant dans la littérature – pour amener le lecteur à autre chose : une réflexion morale et politique sur des expériences historiques de la Seconde Guerre mondiale.

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Enfants de la guerre

S’intéressant aux représentations, littéraires, cinématographiques mais aussi juridiques des enfants de la guerre, les articles qui composent ce dossier invitent autant à se demander ce que les guerres font aux enfants, que ce que les enfants font à la guerre : que peut-on apprendre du point de vue des enfants sur la guerre ou lorsque celle-ci est vécue ou représentée à hauteur d’enfant ?

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