Délibération, nouvelles technologies et extrémisme
Que pouvons-nous attendre ou craindre des réseaux sociaux en matière de démocratie? Une analyse du juriste américain Cass Sunstein.
Lire la suite...LA REVUE DES HUMANITES POLITIQUES
Que pouvons-nous attendre ou craindre des réseaux sociaux en matière de démocratie? Une analyse du juriste américain Cass Sunstein.
Lire la suite...’analyse de la révolution iranienne a départagé les chercheurs quant au rôle que la religion a joué, à la fois dans la victoire et l’instauration du nouveau régime, mais également dans l’évolution de la société iranienne. Une des questions souvent débattues dans la littérature académique consiste à étudier le lien entre religion et politique, entre religion et laïcité, religion et sécularisation, voire religion et dé-sécularisation, surtout à partir de la Révolution de 1979 en Iran et le retour des fondamentalismes religieux dans le monde chrétien et juif.
Lire la suite...Pour Habermas, les démocraties modernes dépendent d’un schéma institutionnel garantissant l’autonomie publique des citoyennes, leur autonomie privée et l’indépendance de la sphère publique. Retour sur les raisons qui justifient selon lui la supériorité du modèle délibératif.
Lire la suite...Charles Girard a lu Le Théâtre juridique. Une histoire de la construction du droit de Jacques Krynen (Gallimard, 2018)
Lire la suite...Professeur à l’Université de Chicago, Martha Nussbaum est l’une des philosophes américaines les plus importantes de sa génération. Ce dossier, dirigé par Solange Chavel, est consacré à des aspects centraux de son oeuvre considérable.
Lire la suite...Jean-Baptiste Mathieu a lu La Haine des clercs. L’anti-intellectualisme en France (Paris, Le Seuil, 2019) de Sarah Al-Matary.
Lire la suite...Pour Susan Rubin Suleiman, Viktor Orbán « transforme une démocratie autrefois prospère en l’avant-garde d’un nouveau nationalisme européen autoritaire ». Publiée en 2018, cette lettre touche juste. Ce qu’elle anticipait est advenu.
Lire la suite...Cécile Laborde mène depuis plusieurs années une impressionnante entreprise d’élucidation des intuitions normatives qui sont au cœur de l’exigence politique et sociale de « non-domination ». Ces intuitions, communes aux formes progressistes du libéralisme politique et aux versions non identitaires du républicanisme, rencontrent une de leurs « croix » dans la question de l’étendue et des limites de ce que le Premier amendement de la Constitution des États-Unis nomme le « libre exercice de la religion », solidaire du « non-établissement » de celle-ci. La tradition francophone a inventé pour ce principe le mot de « laïcité » qui, de façon remarquable, n’apparaît pas dans la loi française de 1905 séparant État et Églises sous le chef de la « liberté de conscience » et du « libre exercice des cultes ». Ce mot fait aujourd’hui l’objet de tentatives d’appropriation de la part de courants politiques qui, tant par leurs motifs intellectuels que par leurs intentions discriminatoires, n’ont rien de laïque.
Lire la suite...Depuis quelques dizaines d’années, sociologues, juristes et spécialistes des études religieuses ont soumis la catégorie de « religion » à un examen critique particulièrement sévère. Cette critique a éveillé des échos – tardifs mais vigoureux – dans la théorie politique de la liberté religieuse. Des philosophes politiques majeurs ont posé les questions suivantes : qu’est-ce qui justifie le traitement spécial que le droit accorde à la religion ? Les dispositions légales relatives à la liberté religieuse protègent-elles de manière adéquate toutes les formes de la vie religieuse ? La protection particulière dont jouit la religion constitue-t-elle un privilège injuste dont bénéficient ceux qui ont une croyance religieuse ?
Lire la suite...Aujourd’hui, il apparaît pour le moins contre-intuitif de qualifier de révolutionnaire une politique des droits de l’homme. Qu’est-ce qui pourrait en effet être moins subversif, moins contestataire, plus trivial ou plus usé par un emploi intempestif que les droits de l’homme ? Ces derniers semblent payer un lourd tribut à la quasi-complète hégémonie qu’ils ont acquise dans le champ des idées politiques au cours des dernières décennies : leur banalisation. Dans cet article, j’aimerais suggérer que comprendre les droits de l’homme à la lumière de cet héritage, c’est-à-dire comme étant intrinsèquement liés à leurs origines révolutionnaires, a d’importantes implications tant du point de vue théorico-politique que du point de vue pratique.
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